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Interview




francois freymann
François Freymann

Clown à l’hôpital et animateur d’ateliers de clown et de rire

Rire & Clown
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03 88 56 08 32
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Sébastien Bessat : Comment cela t’est venu de faire du clown ?

François Freymann : Un peu par hasard … On m’avait proposé de m’inscrire à un stage et il est vrai que du coup j’avais découvert  la possibilité de devenir Clown à l’hôpital et cela m’attirait. Alors j’y ai mis le petit doigt et en un week-end, il m’a embarqué tout le bras ! Ça a été un moment fort de retrouvailles avec quelque chose qui sommeillait en moi. 


SB : Quel a été ton parcours à partir de cet appel de ton clown ?

FF : C’était en janvier 2006 je crois et j’avais beaucoup apprécié le stage, dans ce qui s’y passait, la justesse du processus, la bienveillance qui y régnait. La même année  j’ai enchaîné direct avec la formation de clown à l’hôpital. C’est un clown relationnel plus qu’un clown de spectacle. L’année suivante je me formais pour animer moi-même ce stage de découverte qui m’avait tant plu et que j’avais à cœur de faire découvrir et partager. En 2009 je donnais ainsi mon premier atelier pour permettre à d’autres de faire cette expérience unique.
Parallèlement  j’ai expérimenté diverses approches un peu partout et entre autres à la Comédie de l’Est à Colmar. Il y avait souvent un aspect théâtral qui me parlait moins.
Enfin en  2011 je me suis formé au cycle d’Art Thérapie pour aujourd’hui proposer aussi des stages de clown- thérapie.
Toutes ces formations sont données par l’association Art, Rire, Clown et Compagnie avec laquelle je collabore.


SB : Et justement, qu’est-ce que les participants à tes ateliers y trouvent ?

FF : Le clown est une part de soi. On a souvent l’image « tarte à la crème » du clown de cirque. Moi je l’associe à un registre bien au-delà. C’est plutôt un poète. C’est le côté sensible, authentique, qui demande de livrer la lumière qui est en soi… Et le nez est un bon moyen de la laisser jaillir !
En même temps on met le plus petit masque du monde, et on fait tomber beaucoup de masques pour juste « être ».


SB : Est-ce toujours aussi une réussite ?

FF : Après c’est un chemin. Durant le stage on tire sans s’en rendre compte un fil qui nous fait entrer dans l’univers de notre clown. On commence par déposer ses bagages de stress de la vie quotidienne. Lâcher prise. Chacun découvre la part de soi qu’il est prêt à découvrir. Et c’est toujours différent, toujours très riche…
D’une manière générale, cela apporte plus de légèreté, de dédramatiser, de prendre du recul, d’être plus en lien avec soi-même, de ne pas tout prendre au premier degré et bien sûr le plaisir de rire et de s’amuser.


SB : Est-ce que tu peux parler d’un aspect thérapeutique du rire ?

FF : Sans parler d’un aspect thérapeutique on peut citer les bienfaits du rire. Certains sont même prouvés scientifiquement : antistress, antidouleur, antidépresseur. J’ai des témoignages de ces effets dans les Clubs de Rire que j’anime. Il y a aussi d’autres effets comme un meilleur sommeil, une meilleure digestion, d’être plus relâché et de retrouver son énergie et bien sûr  la joie du partage et de la convivialité.


SB : Merci à toi, peux-tu nous dire où te trouver prochainement ?

FF : Il y a un stage Clown 1 « A la découverte de son propre clown » à la fin août, un autre est programmé en novembre, les ateliers clown continuent  et les séances de Yoga du Rire reprennent à la rentrée à Strasbourg et Haguenau ;  de quoi démarrer la rentrée dans une nouvelle dynamique !


Interview Sébastien Bessat (Août 2012)