S'inscrire

Inscription Newsletter


ListeConférences

Radio Medecine Douce

Interview



maryse danner


Maryse DANNER
Thérapeute en décodage biologique
Membre de l’AIP (Association Internationale de Psychobiothérapie)
Tél : 09 53 02 45 60 / 06 70 55 99 81
Courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
8 rue du Général de Gaulle
67300 SCHILTIGHEIM


Vous êtes thérapeute en décodage biologique. Qu’est-ce exactement que le décodage biologique ?

Le décodage biologique est une nouvelle approche de la santé.
Il part de l’hypothèse que la maladie et le symptôme sont des réponses à un stress ou à une situation de la vie vécue de manière conflictuelle.
La fonction crée l’organe. Chaque organe a une fonction biologique. Une fonction biologique qui n’a plus de sens disparaît. Chaque symptôme est relié à une émotion et chaque symptôme a un sens.

Le décodage biologique a pour objectif d’accompagner la personne dans la recherche du sens de sa maladie, de son symptôme et d’en découvrir l’origine émotionnelle .
Par exemple : L’épaule gauche pour une droitière peut parler d’un problème dans la fonction maternelle vis-à-vis de l’enfant, la fonction de l’épaule étant de soutenir.
L’épaule droite peut parler d’un manque de soutien dans le social : « je ne suis pas capable de… ».
Les troubles dans le système musculo-squelettique évoquent la puissance ou l’impuissance, la capacité à faire les choses.
L’estomac sert à recevoir les aliments, à les accueillir. Si je n’arrive pas à accueillir quelque chose dans ma vie, je peux développer une pathologie à l’estomac ou dans le système digestif.
Une femme ménopausée peut ou pas développer de l’ostéoporose car sa fonction biologique de procréation n’a plus de sens, elle peut ressentir de la dévalorisation dans son incapacité à procréer.


D’où vient le décodage biologique ? Qui en est le « père » ?

Il y a eu plusieurs « pères ». En fait, c’est une succession de découvertes qui ont permis de mettre en évidence que notre corps était relié à notre cerveau et à notre psychisme. Georges Groddeck ( Le livre du ça ), Carl Jung, et d’autres puis le Docteur Hamer ont posé les bases du sens  psychosomatique des maladies. C’est « une mise en corps d’un conflit non résolu ». Depuis les années 1980, beaucoup de personnes ont travaillé sur le sens des maladies dont Christian Flèche, élève du Docteur Hamer, qui a créé sa propre école de décodage biologique des maladies.
http://www.biodecodage.com/


Comment le décodage biologique permet-il de comprendre certains symptômes ou maladies ?

En décodage biologique, on recherche surtout la cause émotionnelle. La cause psychologique, c’est mental. Le décodage biologique n’est pas un travail sur le mental mais un travail sur le ressenti, et dans « ressenti » il y a « sentir à nouveau ».  

Exemple : Je me fais licencier, au moment où j’apprends la nouvelle c’est un choc. Je ressens quelque chose à l’intérieur de moi. Différentes émotions viennent dans mon corps. Si j’ai peur de manquer, c’est le foie qui risque d’être touché. Si je vis mon licenciement en impuissance ; je n’arrive pas à retrouver du travail, cela peut impacter les os (bases solides du corps, la valeur.) Si je le vis en opportunité, il n’y aura pas de conflits.
En décodage biologique, il est vraiment nécessaire d’être en contact avec ses émotions.
A partir du symptôme, on retrouve l’événement émotionnellement conflictuel. Le décodage biologique permettra d’y mettre du sens.


D’où la nécessité de voir les choses positivement même si nous sommes fortement impactés émotionnellement ?

Oui, sauf que les émotions ne se raisonnent pas, pourtant elles résonnent dans notre corps !. On va pouvoir positiver après coup. Au moment du choc on ne peut pas. On est mené par notre émotion. Une sensation physique est un ressenti : la gorge qui se noue, le ventre qui se serre, les jambes qui se dérobent. Ces sensations physiques sont une réponse du corps à une annonce vécue comme trop violente pour nous. C’est un choc émotionnel.

Le choc émotionnel provoque une émotion et un ressenti. Cela peut être de la peur, de la colère.. L’émotion ne se maitrise pas.
Si face à la situation conflictuelle, j’ai les ressources,  je vais pouvoir y faire face et trouver des solutions. Dans le cas contraire, je peux tomber malade. Un symptôme va alors se manifester (ulcère à l’estomac, gastro-entérite, etc…)

Le choc émotionnel a 4 critères :
-    C’est soudain et je ne m’y attends pas
-    Je le vis dans l’isolement
-    Je le ressens de façon dramatique
-    C’est sans solution pour moi


Si le choc émotionnel est vécu avec ces 4 critères ensemble, une pathologie peut se développer.
Pour trouver des ressources afin de faire face , il est primordial d’exprimer ce qui nous arrive pour sortir de l’isolement.
Christian Flèche dit « tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime dans le corps ».


En langue des oiseaux, la maladie, c’est le mal-a-dit. Le décodage permet donc de savoir ce que la maladie vient dire ? On recherche la cause ? Une cause plus profonde. Psychologique ? Héritée de nos ancêtres ?

On peut effectivement travailler dans le transgénérationnel. Si on ne retrouve pas le choc émotionnel dans l’histoire de la personne, on peut remonter dans la vie du « clan familial ».
Exemple : Une jeune femme a la peur du cancer du sein parce que les femmes de sa famille ont toutes eu le cancer du sein. Elle risque à son tour de déclarer ce même cancer. On est alors dans une mémoire transgénérationnelle.
Dans ce cas, il est intéressant d’aller voir ce qui s’est passé dans le clan et d’étudier l’impact émotionnel que cela a eu dans la famille pour que 3 générations plus tard, on en parle encore.


Chaque fois que nous nous retrouvons devant une maladie ne devrions- nous pas, en premier, nous poser la question : Qu'est-ce que je n'ai pas compris pour me retrouver dans cet état ?
Le corps est un messager qui exprime nos maux psychiques afin de mieux nous révéler.  Est-ce votre avis ?

On devrait plutôt dire les maux psycho-émotionnels au lieu de maux psychiques. C’est la triade corps – cerveau – esprit.
Si je suis malade, je me pose la question de savoir qu’est-ce que je viens de vivre avec difficulté et qu’est-ce que j’ai ressenti ?
Exemple : je me dispute avec mon mari. Le lendemain je déclare une angine.
Au final, je me rends compte que quelque chose à été difficile à  exprimer ou a revevoir dans cette dispute : avaler ou cracher le morceau.

En étant à l’écoute de soi-même, de nos ressentis, de nos douleurs, on peut s’auto-soigner. On met en conscience ce qui nous arrive et nous devenons alors autonomes par rapport à notre santé.


Le décodage biologique n’a pas toujours bonne presse et notamment en raison de la Mivilude qui l’a qualifiée de pratique charlatanesque voire sectaire.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Qu’en pensez-vous ?

La MIVILUDE a une fonction de protection des malades. Elle reste circonspecte face à des approches complémentaires, qui, selon ses critères n’ont pas fait leurs preuves, et qui  pourraient selon elle,  mettre les patients en danger.
Le décodage biologique s’inscrit en complément de la médecine et de la psychologie. Il accompagne le patient dans la recherche du sens de son symptôme.
Notre charte de déontologie ne nous permet pas de nous substituer à un médecin.


Existe-t-il une fédération ou une association qui regroupe et qui certifie les praticiens en décodage biologique ?

Oui. Dans l’école de Christian Flèche, la formation est validée par 3 degrés de certifications qui aboutissent au titre de Psycho-bio-thérapeute.
Par ailleurs, l’Association Internationale de Psycho Bio Thérapie fédère et organise la profession en France et à l’étranger.

http://www.psychobiotherapeute.org/fr/

http://www.biodecodage.com/


Comment procède-t-on pour poser un diagnostic ?

En décodage biologique, on ne pose pas de diagnostic. Poser un diagnostic est  du ressort du médecin. On se base justement  sur le diagnostic médical pour retrouver le choc conflictuel qui a généré le symptôme.
Exemple : je reçois une personne qui présente une acouphène. Je vais rechercher ce qui, pour elle, a été difficile à entendre ou qu’elle ne voulait pas que l’autre entende selon que le symptôme se situe à l’oreille droite ou gauche.

Autre exemple : Une fatigue peut être un problème d’immunité, de thyroïde, de dépression ou de cancer. Cela peut être tout et n’importe quoi. En tant que thérapeute en décodage biologique, j’ai besoin qu’un diagnostic soit posé par un médecin pour connaître l’origine de la fatigue et par là même connaître l’organe qui est touché.


Lors d’une consultation, utilisez-vous d’autres outils ?

Oui. C’est d’abord l’écoute particulière du patient. C’est une écoute biologique. On va « entendre » les organes qui parlent.
Exemple : j’en ai marre, je ne digère plus cette situation. C’est le système digestif qui parle.
J’en ai plein le dos. C’est le squelette qui parle.

Pour aider la personne à transformer la situation, j’utilise la Programmation Neuro Linguistique (PNL), l’hypnose et les outils systémiques. Les outils systémiques sont des  d’objets qui servent d’intermédiaires entre le patient et son inconscient , par exemple des jouets, des figurines, grâce à ces objets il va pouvoir mettre en  évidence la représentation qu’il a de façon inconsciente de son problème


A qui s’adresse cette pratique ? Pour quelles raisons vient-on vous voir ?

Elle s’adresse à tout ceux qui ont des pathologies ou des symptômes physiques ou psychiques. On peut venir me voir pour un ongle incarné ou pour une dépression


Comment se passe une séance ? Plusieurs séances sont-elles nécessaires ou peut-on rapidement observer des progrès ?

Une séance dure entre 1h à 1h30.
J’accueille la personne qui expose le motif de sa consultation.
Selon la manière dont la personne me présente le motif de consultation, j’ai déjà des éléments utiles pour me permettre de cibler l’organe ou l’émotion concernés.
J’émets ensuite des hypothèses qui permettront à la personne de faire des prises de conscience. Elles se manifestent par une réaction émotionnelle (rire, larmes, etc...)
A un niveau inconscient, la personne sait. Le praticien en décodage biologique est un révélateur agissant pour  que le sens de la maladie ou du symptôme se révèle aux patient.


Quels sont vos horaires de consultation et le coût d’une séance ?
Je consulte de 9h à 19 heures du lundi au vendredi.
Une séance de travail  coûte 50 euros .

Guérit-on avec le décodage biologique ?
N’oublions pas que c’est un travail d’équipe aux compétences complémentaires autour du patient ( medecins , psychologues, pharmaciens…). J’ai envie de dire qu’il y a différents plans et degrés de guérison. Le corps sait guérir et il a tout ce qu’il faut pour se mettre en guérison. La guérison ne vient donc pas de l’extérieur. Ce n’est pas le thérapeute qui guérit. La guérison est intrinsèque.
Le patient  guérit parce que quelque chose en lui, enfin libéré, se remet en santé.


Quel est votre parcours ? Comment en êtes-vous venue à faire ce que vous faites ? Quelles sont les formations que vous avez suivies ?

J’ai été infirmière de nombreuses années. J’ai exercé dans différentes spécialités tout en cherchant continuellement le mystère de la mise en maladie et le mystère du retour à la guérison.
J’ai vraiment exploré les coins et les recoins de cette profession pour trouver les réponses. Puis je suis tombée malade moi-même et là, la réponse m’est apparue.
J’ai alors réorienté ma vie professionnelle à partir de cette découverte intime.
J’ai compris que même si ce sont les autres qui me soignent (thérapeutes, chirurgiens, infirmiers, etc…), c’est moi qui me guérit. C’est mon nouveau paradigme, mon nouveau langage et c’est comme ça que j’aide les gens.

J’ai été initiée au Reiki que j’ai pratiqué pendant quelques années pour moi et essentiellement pour ma famille. Je me suis ensuite formée à la Communication Non Violente (CNV) puis j’ai intégré l’école de Christian Flèche.
La formation initiale dure 4 ans. Je suis en formation continuelle. L’école se trouve à Aix en  Provence, certaines formations se déroulent à Strasbourg ou à Lyon.

Je me suis installée en 2008.
Durant ma formation, je me suis également formée à l’hypnose, à la PNL. Ce sont des formations complémentaires et qui font partie du cursus.


Quel travail avez-vous fait sur vous-même ? Donner de soi aux autres, demande sans doute de bien se connaître et d’avoir mis en lumière notre part d’ombre ?

C’est tout à fait exact. Pour être thérapeute, il faut éclairer ses parts d’ombre et c’est un travail qui n’a pas de fin.
Dans le code de déontologie, il y a l’exigence d’un travail sur soi.
Je suis donc en travail de manière régulière afin de ne pas parasiter ma relation à l’autre avec mes propres conflits.
Par ailleurs, des supervisions, et rencontres entre confrères tout au long de l’année, me permettent de prendre du recul sur ma pratique et de dépasser les écueils du métier de la relation d’aide.


Proposez-vous des formations ou des stages ?

Non. Pour le moment, ce n’est pas encore à l’ordre du jour. En revanche, je propose un atelier de travail sur l’arbre généalogique.
Je présente également le décodage biologique lors de conférences sous différents thèmes.
La prochaine aura lieu le 13 avril 2013 à l’Hôtel Cap Europe.
J’en propose régulièrement à mon cabinet. Le calendrier est en cours d’élaboration et il sera publié sur le site http://www.interwell.fr/

Avant de venir vous voir ou pour les personnes qui aimeraient en savoir plus sur le décodage, quels livres conseilleriez-vous ?

« Mon corps pour me guérir » de Christian Flèche aux Editions Souffle d’Or et toute sa bibliographie.
« Aie mes aïeux » d’Anne Ancelin Schutzenberger
« Moi, malade mais pourquoi ?» de Christian Flèche et Claire Flèche.
« Psychobiologie de la guérison » d’ Ernest Laurence Rossi.


Que faites-vous pour votre bien-être ?

Je pratique le yoga énergétique, le kundalini yoga plusieurs fois par semaine.
Je suis extrêmement curieuse de lectures diverses et variées dans la connaissance de l’être humain (les neurosciences, la médecine quantique, etc…)


Quelle est votre plus belle expérience dans votre pratique ?

Ce sont des instants qui sont comme des instants magiques, un peu suspendus entre la personne et moi.
Le contact est tellement fort que je ressens ce que la personne ressent.
Alors nos inconscients sont connectés et une communication se fait. Quelque chose de plus grand est là, présent, et je me mets au service de cela.


Quelles sont vos autres passions en dehors de votre métier ?

Mon métier est ma grande passion. Je cultive par ailleurs l’amour pour mes enfants  ma famille et mes amis.


Quelle est pour vous la définition du bonheur ?

J’ai envie de citer le Dalaï Lama :
« Le bonheur intérieur n’est pas assujetti aux circonstances matérielles ou à la satisfaction des sens. Il prend sa source dans notre propre esprit. »


Quels conseils avez-vous envie de donner à nos lecteurs ?

« Connaît toi toi-même » disait  Socrate Cinq siècles avant Jesus Christ !
On pourrait dire que celui qui  se connait bien,  se porte bien et se comporte bien.



Interview Isabelle MARQUIS (Mars 2013)